Publié le lundi 28 avril 2008

Des écoles laïques vraiment?

28 04 2008

Depuis une semaine il y a beaucoup de bruit autour du nouveau cours d’éthique et de culture religieuse.  Personne n’est satisfait : les groupes laïques. Les catholiques, les athées, etc.  Les concepteurs du cours ont tellement voulus être politiquement corrects,  que le mot athée n’est pas utilisé parce que jugé trop négatif.  Est-ce que les 5% d’athées, les agnostiques et les autres qui se disent non-croyants sont des personnes négatives dans notre société?

Les enfants dont les parents ne sont pas religieux et qui ne pratiquent aucun rite d’aucune religion se sentiront encore marginalisés.  Pendant que leurs petits amis pourront s’identifier comme catholique, musulmans ou bouddhistes et exprimer leurs rites, eux n’auront même pas de mot pour qualifier la pratique de leurs parents s’ils sont athées ou expliquer le manque de rite religieux dans leur vie.  C’est la même vieille histoire qui se répète depuis  la création du ministère de l’éducation qui se veut laïque il y a 45 ans. Par exemple, mon fils n’a pas été baptisé à sa naissance il y a près de 30 ans. Vers l’âge de 8 ans, il a vu ses petits amis être préparés pour leur première communion. Même si lui suivait les cours de morale, il s’est senti marginalisé et a demandé à être baptisé comme les autres.  Le ministère de l’éducation aura beau créer des cours de morale, d’éthique, de philosophie religieuse ou de lévitation transcendantale, tant qu’il y aura des cours de religion, n’importe laquelle, dans les écoles, notre système ne pourra pas mériter l’appellation de laïque et il y aura des problèmes. 

Je pensais qu’il y avait une sorte de consensus social au Québec sur le fait que la religion est une affaire de conscience et de pratique personnelles.  Alors qu’est-ce que l’enseignement des religions fait dans nos écoles?  Il faut que les parents assument leurs responsabilités familiales et s'occupent eux-mêmes de la formation religieuse de leurs enfants. À la limite, je pense qu’il serait acceptable qu’il existe un cours d’histoire des religions à l'école à condition qu’il soit dispensé à la fin du secondaire quand les esprits sont formés.